ਗਉੜੀ ॥
gauRee ||
Gauree.
ਮਾਈ ਮੋਹਿ ਅਵਰੁ ਨ ਜਾਨਿਓ ਆਨਾਨਾਂ ॥
maiee moh avar na jaanio aanaanaa(n) ||
Ô mère, je n'en connais aucun autre.
ਸਿਵ ਸਨਕਾਦਿ ਜਾਸੁ ਗੁਨ ਗਾਵਹਿ ਤਾਸੁ ਬਸਹਿ ਮੋਰੇ ਪ੍ਰਾਨਾਨਾਂ ॥
siv sanakaadh jaas gun gaaveh taas baseh more praanaanaa(n) ||
Celui dont Shiva et Sanak chantent les vertus, c'est en Lui que demeure mon souffle. ॥ Pause ॥
ਰਹਾਉ ॥
rahaau ||
ਹਿਰਦੇ ਪ੍ਰਗਾਸੁ ਗਿਆਨ ਗੁਰ ਗੰਮਿਤ ਗਗਨ ਮੰਡਲ ਮਹਿ ਧਿਆਨਾਨਾਂ ॥
hiradhe pragaas giaan gur ga(n)mit gagan ma(n)ddal meh dhiaanaanaa(n) ||
Mon cœur s'est éclairé de la connaissance reçue du Guru, et ma méditation s'est fixée dans le ciel intérieur.
ਬਿਖੈ ਰੋਗ ਭੈ ਬੰਧਨ ਭਾਗੇ ਮਨ ਨਿਜ ਘਰਿ ਸੁਖੁ ਜਾਨਾਨਾ ॥੧॥
bikhai rog bhai ba(n)dhan bhaage man nij ghar sukh jaanaanaa ||1||
Les maladies du vice, les peurs et les liens se sont enfuis ; l'esprit a connu la paix dans sa propre demeure. ॥1॥
ਏਕ ਸੁਮਤਿ ਰਤਿ ਜਾਨਿ ਮਾਨਿ ਪ੍ਰਭ ਦੂਸਰ ਮਨਹਿ ਨ ਆਨਾਨਾ ॥
ek sumat rat jaan maan prabh dhoosar maneh na aanaanaa ||
Imprégné de la sagesse de l'Unique, je L'ai connu et accepté, et je ne laisse entrer aucun autre dans mon cœur.
ਚੰਦਨ ਬਾਸੁ ਭਏ ਮਨ ਬਾਸਨ ਤਿਆਗਿ ਘਟਿਓ ਅਭਿਮਾਨਾਨਾ ॥੨॥
cha(n)dhan baas bhe man baasan tiaag ghaTio abhimaanaanaa ||2||
Mon esprit a pris le parfum du santal ; les désirs abandonnés, l'orgueil a diminué. ॥2॥
ਜੋ ਜਨ ਗਾਇ ਧਿਆਇ ਜਸੁ ਠਾਕੁਰ ਤਾਸੁ ਪ੍ਰਭੂ ਹੈ ਥਾਨਾਨਾਂ ॥
jo jan gai dhiaai jas Thaakur taas prabhoo hai thaanaanaa(n) ||
Celui qui chante et médite la louange du Maître, en lui se trouve la demeure de Dieu.
ਤਿਹ ਬਡ ਭਾਗ ਬਸਿਓ ਮਨਿ ਜਾ ਕੈ ਕਰਮ ਪ੍ਰਧਾਨ ਮਥਾਨਾਨਾ ॥੩॥
teh badd bhaag basio man jaa kai karam pradhaan mathaanaanaa ||3||
Grande est la fortune de celui dans le cœur duquel Il habite : un destin élevé est inscrit sur son front. ॥3॥
ਕਾਟਿ ਸਕਤਿ ਸਿਵ ਸਹਜੁ ਪ੍ਰਗਾਸਿਓ ਏਕੈ ਏਕ ਸਮਾਨਾਨਾ ॥
kaaT sakat siv sahaj pragaasio ekai ek samaanaanaa ||
Les liens tranchés, l'état de Sahaj (l'équilibre naturel) s'est levé, et je me suis fondu dans l'Unique.
Le shabad enchaîne deux mouvements : la fin d'une composition, puis le début d'une autre où Kabeer affirme n'avoir plus qu'un seul appui. L'image du santal est classique dans la Gurbani — le bois parfumé communique son odeur à ce qui l'entoure — et dit la transformation lente du cœur au contact du divin. Le « ciel intérieur » traduit gagan mandal, l'espace de conscience élevé, non un lieu du monde.