Traduction
Shabad (hymne). À la fin de la nuit vient l'appel : prends le Naam (le Nom divin) de ton Maître. Les tentes, les dais, les pavillons et les chars attelés apparaissent. Ceux qui ont médité Ton Nom sont appelés et reçus auprès de Toi. ॥1॥ Ô Baba, je suis sans mérite et je vis dans le faux. Je n'ai pas obtenu Ton Nom ; mon cœur aveugle s'est égaré dans le doute. ॥1॥ ॥ Pause ॥ J'ai goûté aux plaisirs et les peines ont germé, ô mère, selon ce qui était écrit d'avance. Peu de joie, beaucoup de peine : la vie passe de peine en peine. ॥2॥ Que séparer encore chez ceux qui sont déjà séparés ? Qu'unir encore à ceux qui sont déjà unis ? Louons ce Maître qui a créé ce jeu et le regarde. ॥3॥ Par la rencontre des destins l'union se fait, et ce corps a joui de ses plaisirs. Par la séparation, ceux qui s'étaient rencontrés se quittent ; Nanak dit : et de nouveau viendra l'union. ॥4॥1॥
ਸਬਦ ॥
sabadh ||
ਪਿਛਹੁ ਰਾਤੀ ਸਦੜਾ ਨਾਮੁ ਖਸਮ ਕਾ ਲੇਹਿ ॥
pichhahu raatee sadhaRaa naam khasam kaa leh ||
ਖੇਮੇ ਛਤ੍ਰ ਸਰਾਇਚੇ ਦਿਸਨਿ ਰਥ ਪੀੜੇ ॥
kheme chhatr saraiche dhisan rath peeRe ||
ਜਿਨੀ ਤੇਰਾ ਨਾਮੁ ਧਿਆਇਆ ਤਿਨ ਕਉ ਸਦਿ ਮਿਲੇ ॥੧॥
jinee teraa naam dhiaaiaa tin kau sadh mile ||1||
ਬਾਬਾ ਮੈ ਕਰਮਹੀਣ ਕੂੜਿਆਰ ॥
baabaa mai karamaheen kooRiaar ||
ਨਾਮੁ ਨ ਪਾਇਆ ਤੇਰਾ ਅੰਧਾ ਭਰਮਿ ਭੂਲਾ ਮਨੁ ਮੇਰਾ ॥੧॥
naam na paiaa teraa a(n)dhaa bharam bhoolaa man meraa ||1||
ਰਹਾਉ ॥
rahaau ||
ਸਾਦ ਕੀਤੇ ਦੁਖ ਪਰਫੁੜੇ ਪੂਰਬਿ ਲਿਖੇ ਮਾਇ ॥
saadh keete dhukh parafuRe poorab likhe mai ||
ਸੁਖ ਥੋੜੇ ਦੁਖ ਅਗਲੇ ਦੂਖੇ ਦੂਖਿ ਵਿਹਾਇ ॥੨॥
sukh thoRe dhukh agale dhookhe dhookh vihai ||2||
ਵਿਛੁੜਿਆ ਕਾ ਕਿਆ ਵੀਛੁੜੈ ਮਿਲਿਆ ਕਾ ਕਿਆ ਮੇਲੁ ॥
vichhuRiaa kaa kiaa veechhuRai miliaa kaa kiaa mel ||
ਸਾਹਿਬੁ ਸੋ ਸਾਲਾਹੀਐ ਜਿਨਿ ਕਰਿ ਦੇਖਿਆ ਖੇਲੁ ॥੩॥
saahib so saalaaheeaai jin kar dhekhiaa khel ||3||
ਸੰਜੋਗੀ ਮੇਲਾਵੜਾ ਇਨਿ ਤਨਿ ਕੀਤੇ ਭੋਗ ॥
sa(n)jogee melaavaRaa in tan keete bhog ||
ਵਿਜੋਗੀ ਮਿਲਿ ਵਿਛੁੜੇ ਨਾਨਕ ਭੀ ਸੰਜੋਗ ॥੪॥੧॥
vijogee mil vichhuRe naanak bhee sa(n)jog ||4||1||
Le shabad s'ouvre sur une image de départ au petit matin : le campement se démonte, les chars sont attelés, il faut partir. Guru Nanak Dev Ji ne fait pas de l'union et de la séparation deux malheurs opposés, mais deux temps d'un même mouvement voulu par le Maître. L'aveu de dénuement du refrain empêche le propos de devenir une leçon donnée aux autres.